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L’année Hockney !

Si vous êtes dans l’hémisphère ouest cette année, il y a de fortes chances que vous croisiez la route de David Hockney, l’artiste flamboyant aux 80 printemps et aux œuvres tout aussi colorées.

Il a été exposé à la Royal Academy de Londres fin 2016, est en ce moment à la Tate Britain jusqu’à fin mai, est prévu au Centre Pompidou à Paris, au Ca’ Pesaro à Venise et au Getty à Los Angeles en Juin, pour finir en Novembre au Guggenheim Bilbao en Espagne et au Met à New York. Il est même présenté comme le point de départ de l’exposition du SFMOMA : Side by Side: Dual Portraits of Artists.

Original au long cours, façonnant sa marque depuis ses débuts, Hockney n’est jamais entré dans le moule traditionnel de la scène artistique londonienne. Il prenait des photos en douce à la National Gallery quand c’était encore absolument interdit (la prochaine fois que vous vous faîtes prendre en train de photographier un tableau, vous pouvez toujours répliquer que vous ne faites qu’imiter David Hockney !) et il atterrit finalement à Los Angeles, en Californie, là où les couleurs vives commencent à envahir ses tableaux. Il décide de se teindre en blond après avoir entendu dans une pub pour Clairol que les blonds s’amusent plus, et – bien que plus extravagant avec ses énormes lunettes rondes posées sur son nez et sa cigarette à la bouche – en l’écoutant les yeux fermés on croirait entendre un membre des Beatles.

Ses peintures portent sans aucun doute son sceau avec une dose de couleurs suffisante pour nous contenter tous.  Barry Humphrey dit même s’être habillé délibérément « en couleurs Hockney » lorsqu’il a posé pour que l’artiste fasse son portrait. Et c’est vrai que ses couleurs sont sa marque de fabrique ; de grands ciels bleus, des piscines à l’eau translucide que l’on peut aussi bien contempler du dessus, de l’intérieur ou en transparence, et ses paysages bigarrés ; tout cela rappelle au spectateur que, comme le répète le peintre, « les yeux ne doivent pas rester immobiles. Si vos yeux sont immobiles, c’est que vous êtes mort ».

David Hockney, Barry Humphries, 26th, 27th, 28th March, 2015

Il défend une idée de la perspective dans ses tableaux qu’il a même essayé d’appliquer à la photographie. Il considère qu’une photo, parce qu’elle ne propose qu’une seule perspective, présente par nature une faiblesse. Il a donc décidé de créer des collages de photos d’une même situation prise de différents angles, superposant les perspectives et proposant à l’œil une richesse qui seule se retrouve dans ses tableaux.

Bref vous l’avez compris, si vous êtes ou allez à Londres, Paris, Venise, Bilbao, Los Angeles ou New York cette année, David Hockney vous attend et il serait dommage pour vous de ne pas l’honorer de votre présence !

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